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Comment ajouter un sommaire dans Word en 6 étapes (et le mettre à jour)

Vous venez de terminer la rédaction de votre mémoire, vingt-cinq titres de parties se baladent dans le document, et il reste à produire le sommaire. La tentation est grande de le taper à la main : on recopie les intitulés, on regarde les numéros de page en bas de l’écran, on aligne les points de suite à coups de tabulations. Mauvaise idée. Il suffit d’ajouter un paragraphe quelque part pour que toute la pagination glisse d’une page, et le sommaire devient faux sans prévenir.

Word sait construire ce sommaire tout seul, à condition de lui avoir dit au préalable quelles lignes sont des titres. Ce tutoriel s’adresse aux étudiants et aux rédacteurs qui manipulent des documents longs (mémoire, rapport de stage, thèse) et qui débutent sur cette fonction. À la fin, vous saurez baliser vos parties avec les styles, insérer une table des matières depuis l’onglet Références, et surtout la remettre à jour en deux clics après chaque correction.

Les points essentiels à retenir

  • Le sommaire automatique se construit à partir des styles Titre : sans styles appliqués, Word n’a rien à recenser.
  • Titre 1 pour les grandes parties, Titre 2 pour les sous-parties : c’est cette hiérarchie qui donne les niveaux du sommaire.
  • La commande se trouve dans l’onglet Références, bouton Table des matières, avec plusieurs modèles proposés (Classique, Contemporaine, Formel, Moderne).
  • Renommer un titre dans le corps du texte ne modifie pas le sommaire tant qu’on ne demande pas la mise à jour de la table.
  • Une fois la table à jour, les intitulés et les numéros de page se recalculent seuls, sans aucune saisie manuelle.

1. Écrire le plan avant de penser au sommaire

On commence par le document lui-même. Dans l’exemple ci-dessous, le plan complet du mémoire est déjà saisi : Introduction, Amorce, Choix du sujet, Problématique, Annonce du plan, Cadre théorique, puis Développement avec ses chapitres et ses sous-parties, et enfin Conclusion, Bibliographie et Annexes.

Le problème saute aux yeux quand on regarde l’écran : toutes ces lignes se ressemblent. Elles sont en texte normal, même corps, même couleur, sans le moindre relief. Pour vous, la différence entre « Développement » et « Sous-partie 1 » est évidente. Pour Word, ce sont vingt-cinq paragraphes identiques. Si vous demandiez un sommaire à cet instant précis, le logiciel n’aurait strictement rien à y mettre.

Document Word affichant un plan de mémoire saisi en texte normal, sans aucun style appliqué
Tant que les lignes restent en texte normal, Word ne distingue pas un titre de partie d’une phrase ordinaire.

2. Donner le style « Titre 1 » aux grandes parties

C’est ici que tout se joue. La galerie Styles, dans l’onglet Accueil, sert précisément à déclarer le rôle de chaque ligne : titre, partie, sous-partie. Vous y trouverez les vignettes Normal, Sans interligne, Titre 1, Titre 2, Titre 3, Titre 4, Titre et Sous-titre.

La manipulation tient en deux gestes :

  1. Cliquez dans la ligne à baliser, ou sélectionnez-la (inutile de la sélectionner entièrement, un simple clic dans le paragraphe suffit).
  2. Cliquez sur la vignette « Titre 1 » dans la galerie Styles.

Deux choses se produisent aussitôt. La ligne prend la mise en forme du style, ce qui explique le changement de couleur et de taille à l’écran, et Word enregistre en coulisses que ce paragraphe est un titre de niveau 1. C’est cette seconde information, invisible, qui alimentera le sommaire. Dans l’exemple, « Introduction » reçoit le style Titre 1 et se retrouve numéroté I., en rouge et souligné.

Le style Titre 1 sélectionné dans la galerie Styles de Word, appliqué à la ligne Introduction
La vignette Titre 1 est encadrée dans la galerie : la ligne Introduction est désormais reconnue comme une grande partie.
La démonstration complète en vidéo, étape par étape.

3. Descendre d’un cran avec « Titre 2 » pour les sous-parties

Un sommaire n’est utile que s’il montre l’emboîtement des parties. C’est le rôle des niveaux inférieurs. Sous « Introduction », les cinq lignes Amorce, Choix du sujet, Problématique, Annonce du plan et Cadre théorique ne sont pas des grandes parties : ce sont des sous-parties. Elles reçoivent donc le style Titre 2.

Bonne nouvelle, il n’est pas nécessaire de traiter les lignes une par une. Sélectionnez les cinq d’un coup, puis cliquez une seule fois sur « Titre 2 ». Le style s’applique à toute la sélection. Vous voyez immédiatement le décalage à l’écran : les sous-parties s’indentent sous leur partie parente et la numérotation passe en A., B., C., D., E.

Le principe se répète sur l’ensemble du document. Développement en Titre 1, Chapitre 1, Chapitre 2 et Chapitre 3 au niveau inférieur, puis leurs propres sous-parties encore un cran plus bas. Prenez le temps de faire ce balisage correctement : c’est le seul travail réellement manuel de tout le tutoriel, et tout ce qui suit en découle.

Cinq sous-parties sélectionnées ensemble dans Word recevant le style Titre 2
Une sélection multiple, un clic sur Titre 2, et les cinq sous-parties s’indentent sous l’Introduction.

4. Insérer le sommaire depuis l’onglet Références

Le document est balisé, la partie fastidieuse est derrière vous. Place à l’insertion proprement dite.

  1. Placez le curseur sur une page vierge, à l’endroit où le sommaire doit apparaître (en pratique, juste après la page de titre).
  2. Ouvrez l’onglet Références dans le ruban.
  3. Cliquez sur le bouton Table des matières, tout à gauche.

Une galerie se déroule avec les modèles automatiques que Word met à disposition : Classique, Contemporaine, Formel et Moderne. Chaque vignette montre un aperçu de rendu, avec les niveaux Titre 1, Titre 2 et Titre 3 déjà positionnés. En bas de la liste figurent deux commandes utiles à connaître, « Table des matières personnalisée… » pour régler soi-même l’affichage, et « Supprimer la table des matières » si vous voulez repartir de zéro.

Pour l’exemple, c’est le modèle Classique qui est retenu. Le sommaire apparaît instantanément : chaque titre balisé s’y retrouve, avec son niveau d’indentation, ses points de suite et son numéro de page. Aucune saisie, aucune tabulation.

Galerie Table des matières ouverte dans l'onglet Références de Word avec les modèles Classique, Contemporaine, Formel et Moderne
Les quatre modèles automatiques proposés par Word, et les commandes de personnalisation en bas de la galerie.

5. Le piège : renommer un titre ne suffit pas

Voilà l’étape que tout le monde découvre au mauvais moment, souvent la veille du dépôt. Un mémoire vit jusqu’au dernier jour : on reformule un intitulé, on déplace un chapitre, on ajoute deux pages.

Dans l’exemple, « Chapitre 1 » est renommé en « Etude de cas » directement dans le corps du document. La modification est bien visible dans le texte. Mais si vous regardez le sommaire au même instant, il affiche toujours « Chapitre 1 ». Rien n’a bougé.

Ce n’est pas un bug. Une table des matières est un champ calculé : Word en garde le résultat figé tant qu’on ne lui demande pas de le recalculer. C’est d’ailleurs plutôt confortable, cela évite que le document se réorganise sous vos yeux à chaque frappe. Mais cela veut dire qu’un sommaire jamais mis à jour reste un sommaire faux, et c’est exactement le genre de détail qu’un correcteur repère en trois secondes.

Titre renommé en Etude de cas dans le corps du document Word alors que le sommaire affiche encore Chapitre 1
À droite le nouvel intitulé, à gauche le sommaire resté sur l’ancien : la mise à jour n’a pas encore été demandée.

6. Mettre à jour la table en deux clics

La correction prend trois secondes. Passez la souris au-dessus du sommaire : un petit onglet gris apparaît juste au-dessus, portant la mention « Table des matières » suivie d’une petite flèche. Cliquez sur cette flèche, puis demandez la mise à jour de la table.

Le sommaire se recalcule immédiatement. « Etude de cas » remplace « Chapitre 1 », au bon niveau d’indentation, avec le bon numéro de page. La même commande est également accessible depuis le ruban : dans l’onglet Références, le bouton Mettre à jour la table est posé juste sous Table des matières.

Retenez le réflexe plutôt que le chemin : avant chaque export, chaque impression et chaque envoi, on met la table à jour. C’est ce geste, et lui seul, qui garantit qu’intitulés et pagination correspondent à la version que vous rendez.

Sommaire Word mis à jour affichant le nouvel intitulé Etude de cas à la place de Chapitre 1
Après mise à jour, le sommaire reflète exactement le contenu du document.

Les erreurs qui font rater un sommaire automatique

Mettre en forme à la main au lieu d’appliquer un style. Grossir la police, passer en gras et centrer une ligne lui donne l’apparence d’un titre, mais pas son statut. Word ne recense que les paragraphes portant un style Titre. Une ligne simplement embellie sera ignorée du sommaire, et c’est la cause numéro un des parties manquantes.

Utiliser un seul niveau pour tout. Si chaque intitulé reçoit Titre 1, le sommaire sortira parfaitement plat : impossible de distinguer un chapitre de ses sous-parties. La hiérarchie du sommaire est une conséquence directe des niveaux que vous avez posés, pas un réglage à part.

Insérer la table au milieu d’une page déjà remplie. Placez d’abord le curseur sur une page vierge. Insérer un sommaire de deux pages au beau milieu d’un paragraphe donne un résultat pénible à rattraper.

Corriger le sommaire à la main. Le geste paraît anodin, il est contre-productif : à la première mise à jour, Word régénère le champ et vos retouches disparaissent. Corrigez toujours le titre dans le corps du texte, puis mettez la table à jour.

Oublier la mise à jour finale. Le sommaire peut être juste toute la semaine et faux le jour du rendu, simplement parce que trois pages se sont ajoutées entre-temps. La dernière action avant l’export, c’est la mise à jour de la table.

Questions fréquentes

Sommaire ou table des matières, faut-il choisir ?

Dans Word, la commande s’appelle « Table des matières » et se trouve dans l’onglet Références. C’est bien cet outil qui produit ce qu’on appelle couramment le sommaire d’un mémoire. Le nom du bouton diffère du mot que vous cherchez, le résultat est le même.

Le sommaire est vide ou il manque des parties, pourquoi ?

Parce que les lignes concernées ne portent pas de style Titre. Cliquez dans une ligne absente du sommaire et regardez quelle vignette est encadrée dans la galerie Styles : si c’est « Normal », vous tenez l’explication. Appliquez le style Titre correspondant à son niveau, puis mettez la table à jour.

Faut-il tout refaire quand on ajoute un chapitre en cours de rédaction ?

Non, et c’est tout l’intérêt de la méthode. Vous écrivez le nouveau titre, vous lui appliquez le style Titre du niveau voulu, puis vous mettez la table à jour. La nouvelle entrée vient se ranger à sa place avec son numéro de page.

Les numéros de page se corrigent-ils vraiment tout seuls ?

Oui, à la mise à jour de la table. C’est le principal argument face à un sommaire tapé manuellement : la pagination d’un document long bouge en permanence, et un champ recalculé ne se trompe jamais de numéro, contrairement à une saisie faite trois jours plus tôt.

Peut-on changer l’apparence du sommaire après coup ?

Oui. Rouvrez Références, Table des matières, et choisissez un autre modèle de la galerie, ou passez par « Table des matières personnalisée… » en bas de la liste pour régler l’affichage vous-même.

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Quiz : avez-vous tout retenu ?

1. Sur quoi Word s’appuie-t-il pour construire un sommaire automatique ?



2. Dans quel onglet du ruban trouve-t-on la commande Table des matières ?



3. Quel style applique-t-on à une sous-partie placée sous une grande partie ?



4. Vous renommez un titre dans le corps du texte. Que devient le sommaire ?



5. Où faut-il placer le curseur avant d’insérer le sommaire ?



6. Comment relancer le calcul du sommaire ?



Au final, ajouter un sommaire dans Word tient moins de la mise en page que du balisage. Vous consacrez quelques minutes à déclarer vos niveaux de titres, Word se charge du reste, et le document devient un peu vivant : il se réorganise tout seul chaque fois que vous le lui demandez. Gardez simplement le dernier réflexe en tête, celui de mettre la table à jour avant d’envoyer votre travail. Et si ce document doit ensuite être publié en ligne, une conversion Word vers HTML conservera la hiérarchie de titres que vous venez de construire, là où un simple copier-coller de texte brut l’aurait perdue en route.

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