53 outils gratuits de conversion en ligne
Texte-Word 11 min de lecture

Formule Excel si supérieur à : attribuer une mention à chaque note en 6 étapes

Vous avez une colonne de notes, et en face, il faut afficher une mention. Le réflexe classique consiste à ouvrir une fonction SI, puis à en glisser une deuxième à l’intérieur, puis une troisième, et à empiler les parenthèses jusqu’à ce que la formule tienne sur trois lignes. Ça fonctionne, mais le jour où le barème change, plus personne n’ose y toucher.

Il existe une façon nettement plus lisible d’écrire une formule Excel si supérieur à avec plusieurs seuils : une seule fonction, une paire test / résultat par ligne, et un barème rangé dans des cellules que l’on modifie en deux secondes. On part d’une liste de résultats d’examen et on obtient, à la fin de ce tutoriel, une colonne de mentions qui se recalcule toute seule quand on déplace un seuil.

Les points essentiels à retenir

  • SI.CONDITIONS enchaîne des paires « test logique / valeur » sans jamais imbriquer de parenthèses les unes dans les autres.
  • Excel lit les tests de gauche à droite et s’arrête au premier qui renvoie vrai : les seuils doivent donc aller du plus haut au plus bas.
  • Un dernier test écrit VRAI sert de filet pour toutes les valeurs qui n’ont validé aucun test précédent.
  • Remplacer les seuils tapés en dur par des références figées, du type $G$5, rend le barème modifiable sans rouvrir la formule.
  • La fonction n’est proposée que dans les versions récentes d’Excel.

Pourquoi la cascade de SI imbriqués finit par vous coûter du temps

Posons le décor. En colonne D, les résultats d’un examen, une note par ligne. En colonne E, on veut la mention correspondante : A au-dessus de 18, B au-dessus de 15, C au-dessus de 12, D au-dessus de 9, et E pour tout le reste.

Avec la seule fonction SI, il faut en emboîter quatre :

=SI(D5>18;"A";SI(D5>15;"B";SI(D5>12;"C";SI(D5>9;"D";"E"))))

Le résultat est correct, personne ne dit le contraire. Le problème est ailleurs. Chaque SI supplémentaire ajoute une parenthèse à refermer tout à la fin, et une seule oubliée bloque la validation. Surtout, si l’on vous demande la semaine prochaine de descendre le seuil du B, il faut relire toute la chaîne pour retrouver le bon niveau d’imbrication. C’est exactement le genre de formule que l’on préfère recopier plutôt que corriger.

Feuille Excel affichant dans la barre de formule quatre fonctions SI imbriquées pour attribuer une mention
Quatre SI emboîtés : la formule tient debout, mais les parenthèses en fin de ligne sont difficiles à relire.

La fonction SI.CONDITIONS règle ce problème. Elle attend une simple liste : un test, la valeur à afficher si ce test est vrai, puis le test suivant, sa valeur, et ainsi de suite. Rien à imbriquer.

La démonstration complète en vidéo, étape par étape.

Ouvrir SI.CONDITIONS avec l’assistant plutôt qu’à la main

On peut taper la formule au clavier, mais autant se faire aider : Excel propose une boîte de dialogue qui présente un champ par argument. Plus de point-virgule oublié, plus de guillemet manquant.

  1. Sélectionnez la première cellule de la colonne des mentions, ici E5.
  2. Tapez =SI.CONDITIONS( puis cliquez sur la petite icône située juste à gauche de la barre de formule.
  3. La fenêtre « Arguments de la fonction » s’ouvre, avec deux champs visibles : Test_logique1 et Valeur_si_vrai1.

Un détail rassurant : chaque fois qu’une paire est remplie, une nouvelle ligne apparaît en dessous. Vous n’avez donc pas à décider à l’avance du nombre de cas, vous en ajoutez tant qu’il en reste.

Boîte de dialogue Arguments de la fonction ouverte sur SI.CONDITIONS avec les champs Test_logique1 et Valeur_si_vrai1 vides
L’assistant affiche un champ par argument et ouvre une nouvelle paire dès que la précédente est remplie.

Enchaîner les tests « supérieur à » du seuil le plus haut au plus bas

On remplit maintenant les paires, dans l’ordre décroissant des seuils :

  • Test_logique1 : D5>18, Valeur_si_vrai1 : A
  • Test_logique2 : D5>15, Valeur_si_vrai2 : B
  • Test_logique3 : D5>12, Valeur_si_vrai3 : C
  • Test_logique4 : D5>9, Valeur_si_vrai4 : D

Pourquoi cet ordre précis ? Parce qu’une note de 19 est aussi supérieure à 15, à 12 et à 9. Si le test D5>9 arrivait en premier, tout le monde décrocherait la mention D et les seuils suivants ne seraient jamais consultés. Le classement du plus exigeant au plus permissif n’est pas une question de style, c’est ce qui rend la formule juste.

Boîte Arguments de la fonction remplie avec les tests D5 supérieur à 12 et D5 supérieur à 9 associés aux valeurs C et D
À droite de chaque champ, Excel affiche VRAI ou FAUX pour la ligne en cours : un contrôle gratuit pendant la saisie.

Le test VRAI, le filet qui rattrape les notes restantes

Il manque encore un cas : les notes inférieures ou égales à 9, qui doivent recevoir la mention E. On ne va pas écrire un test pour chaque valeur possible. L’astuce consiste à poser, en dernière position, un test toujours satisfait : on écrit simplement VRAI dans le champ Test_logique5, et E dans la valeur associée.

La formule complète ressemble alors à ceci :

=SI.CONDITIONS(D5>18;"A";D5>15;"B";D5>12;"C";D5>9;"D";VRAI;"E")

Voyons comment Excel la parcourt. Avec une note de 13 : est-elle supérieure à 18 ? Non, on passe. Supérieure à 15 ? Non plus. Supérieure à 12 ? Oui, cette fois. Excel écrit C et arrête net sa lecture, les tests suivants ne sont même pas évalués. Avec une note de 8 maintenant : les quatre tests échouent l’un après l’autre, la formule arrive sur le VRAI final, qui est vrai par définition, et affiche E.

Validez, puis étirez la cellule vers le bas avec la poignée de recopie pour appliquer la formule à toute la liste. Chaque ligne reçoit sa mention en une seule opération.

Barre de formule Excel montrant SI.CONDITIONS avec cinq paires de tests et le mot VRAI placé en fin de liste
Le VRAI final n’est pas un bricolage : c’est le cas par défaut, celui qui garantit qu’aucune ligne ne reste vide.

Ranger les seuils dans des cellules et les figer avec $

La formule est lisible, mais les seuils sont toujours écrits en dur au milieu du texte. Autant les sortir de là. Dans notre feuille, une petite table de barème occupe la colonne G, une valeur par mention, en face de la colonne des lettres.

Il suffit alors, dans la formule, de cliquer sur la cellule du barème au lieu de taper le nombre :

  1. Rouvrez la formule et remplacez le 18 du premier test par un clic sur la cellule qui contient ce seuil, ici G5.
  2. Ajoutez des dollars pour obtenir $G$5, afin que la référence reste accrochée à cette cellule précise.
  3. Faites de même pour les autres seuils : 15 devient $G$6, et ainsi de suite jusqu’au dernier.

Les dollars sont indispensables ici. Sans eux, la référence se décalerait d’une ligne à chaque fois que vous étirez la formule vers le bas : la deuxième ligne irait chercher son seuil en G6, la troisième en G7, et le tableau se remplirait de résultats incohérents sans le moindre message d’erreur.

Formule SI.CONDITIONS utilisant les références figées $G$5 et $G$6 à la place des seuils tapés en dur
Les seuils vivent désormais dans des cellules : on change un chiffre, toute la colonne des mentions suit.

Le gain est immédiat. Décidez que la mention B commence plus haut, tapez la nouvelle valeur dans la cellule du barème, et l’ensemble de la colonne se recalcule. Personne n’a eu besoin de rouvrir la formule, ce qui veut aussi dire que personne n’a eu l’occasion de la casser.

Ajouter une mention sans réécrire toute la formule

Dernier scénario, très courant : on veut désormais distinguer les notes vraiment basses avec une mention F. Il faut donc insérer un niveau supplémentaire entre le dernier seuil et le cas par défaut.

La manœuvre tient en deux gestes. On ajoute une paire D5>$G$9 associée à la mention E, puis on redonne au cas final son rôle de filet en écrivant VRAI suivi de "F" entre guillemets. Les tests déjà en place ne bougent pas d’un caractère.

Tableau Excel avec un barème de cinq seuils en colonne G et six mentions de A à F en colonne H
Une sixième mention ajoutée en fin de liste, sans toucher aux tests déjà écrits.

C’est là que la structure en liste prend tout son sens. Avec des SI imbriqués, insérer un niveau supplémentaire aurait signifié rouvrir la bonne parenthèse au bon endroit, au milieu d’une chaîne de quatre fonctions. Ici, on ajoute deux arguments à la fin et c’est terminé.

Erreurs fréquentes à éviter

  • Ranger les seuils dans le mauvais sens. Du plus haut au plus bas, toujours. Un seuil permissif placé trop tôt rafle toutes les lignes.
  • Oublier le cas final. Sans dernier test VRAI, les valeurs qui ne déclenchent aucune condition n’ont aucune réponse à afficher.
  • Étirer une formule dont les seuils ne sont pas figés. Les références glissent d’une ligne à chaque recopie et le tableau devient faux en silence.
  • Oublier les guillemets autour du texte. Les mentions sont des chaînes de caractères : elles s’écrivent "F", pas F.
  • Compter sur la fonction dans une vieille version. SI.CONDITIONS n’est proposée que sur les versions récentes d’Excel.

Questions fréquentes

SI.CONDITIONS existe-t-elle dans toutes les versions d’Excel ?

Non. C’est une fonction réservée aux versions récentes du tableur. Si elle n’apparaît pas dans la liste de suggestions quand vous commencez à la taper, c’est que votre version ne la propose pas, et il faudra rester sur les SI imbriqués.

Faut-il obligatoirement passer par l’assistant de fonction ?

Pas du tout, la formule peut se taper entièrement au clavier. L’assistant reste néanmoins confortable quand on enchaîne cinq ou six paires : il présente un champ par argument, affiche le résultat de chaque test au fur et à mesure, et évite les oublis de point-virgule.

Que se passe-t-il si une note ne valide aucun test ?

C’est précisément le rôle du dernier test écrit VRAI : comme il est vrai en toutes circonstances, Excel finit toujours par tomber dessus et affiche la valeur associée. Une note de 8 face à des seuils de 18, 15, 12 et 9 traverse ainsi toute la liste et récupère la mention prévue par défaut.

Comment modifier le barème sans rouvrir la formule ?

En stockant chaque seuil dans une cellule et en pointant la formule vers ces cellules avec des références figées du type $G$5. Modifier le barème revient alors à taper un nouveau nombre dans la table, et toute la colonne des mentions se met à jour.

Votre tableau de mentions est prêt à circuler ?

Convertissez la feuille Excel en image nette, prête à coller dans un mail, un compte rendu ou un support de cours.

Essayer gratuitement

Quiz : avez-vous tout retenu ?

1. Dans quel ordre faut-il ranger les tests « supérieur à » ?



2. À quoi sert le dernier test écrit VRAI ?



3. Que fait Excel dès qu’un test renvoie vrai ?



4. Pourquoi écrire $G$5 plutôt que G5 dans la formule ?



5. Avec les seuils 18, 15, 12 et 9, quelle mention obtient une note de 13 ?



6. Comment ouvrir la fenêtre « Arguments de la fonction » ?



Une fois la mécanique comprise, elle se transpose à peu près partout : des tranches de remise selon le montant d’une commande, des paliers d’ancienneté, des catégories de poids ou de durée. Le schéma reste le même à chaque fois, une liste de seuils rangés du plus haut au plus bas, un cas final qui attrape le reste, et un barème posé dans des cellules plutôt qu’enfoui dans la formule. Si vos données doivent ensuite quitter le tableur, un passage par notre convertisseur Excel vers JSON ou par l’outil Word vers HTML vous évitera de reconstruire le tableau à la main.

Un mail par semaine, et rien d'autre

Chaque lundi, je vous envoie les guides publiés dans la semaine : un cas concret, les captures qui vont avec, et l'astuce qui fait gagner dix minutes. Si ça ne vous sert pas, un clic suffit pour partir.